dimanche 22 mai 2011

Concert : 24H DE L'INSA


Une pauvre photo dégueulasse pour ces deux jours de concerts mémorables. Chaque année c'est l’évènement, disons le d'entrée : la plus grande beuverie de l'année. Mais c'est aussi à chaque fois l'occasion d'assister à d'excellents concerts. De cette année nous retiendrons Nasser que j'avais déjà vu au Reperkusound et qui m'avait laissé un excellent souvenir. J'ai été rassuré de ne pas m'être trompée en les retrouvant sur scène avec toujours la même énergie et le même son excellents malgré quelques légers problèmes techniques. Juste avant eux sont passés les Irlandais de Delorentos, alors bon, comme d'habitude, il faut que je réécoute sur bande mais en live ça avait l'air d'être vraiment prometteur.
Evidemment, pour la deuxième soirée on ne peut pas passer à côté de Shakaponk avec une mise en scène plutôt réussie et des morceaux qui ont enflammés tout le campus de la Doua. Une ambiance de fou, je n'ai pas vraiment survécu à la fosse. Mais de cette soirée de Samedi on peut aussi citer les Elderberries pour la partie rock'n roll-tellement-crade-mais-tellement-bien. Et dans le même genre, les Dodoz qui ont su faire bouger les quelques personnes encore en état de danser à 1h du matin. Pour conclure, comme d'habitude, l'INSA a tenu ses promesses et nous a offert un week end pètesamère. Cela dit, ca continue ce soir et si vous avez envie de vous amuser, ne vous privez surtout pas.

lundi 9 mai 2011

Concert : BATES MOTEL x2 // LEXICON // YLD // JÜNE // YEASTY KIDS

Oulala honte sur moi, tant de concerts en retard. Mais vous savez, moi je suis un peu la pro pour me dire "oui bah je le ferai demain". Mais du coup je me retrouve vite avec 3 concerts à chroniquer, à l'allure où ca va. Et comme je me suis promis de chroniquer tous les concerts lyonnais, j'essaie tant bien que mal de tenir ma parole. Et puis un peu plus et je ne chroniquais aucun des deux récents concerts des Bates Motel après 1 an d'absence.


Alors procédons chronologiquement : premièrement, le 23 Avril dernier nous nous rendions à la Plateforme pour une soirée qui promettait d'être plutôt sympathique. A l'affiche : Bates Motel, Jüne, YLD et Lexicon. Les 3 premiers, groupes de la région bien connus qui ont déjà été présentés ici (sauf Jüne! Oh malheur, il faut que je remédie à ça), ont tenus leurs promesses avec 3 sets chacun différents et tous agréables. Jüne avec toujours la même voix exceptionnelle, YLD et Bates Motel avec leur énergie débordante. Mais je veux surtout vous parlez de Lexicon. Parce qu'on ne les a pas tous les jours à Lyon et qu'ils valent vraiment le coup. J'avoue que je n'y allais pas pour eux, je ne connaissais que très peu leur musique et j'ai pris une claque énorme. Sur scène ils ont une énergie incroyable, leur son est inimitable, ils ont réussi à mélanger plusieurs genres pour en faire quelque chose à eux. Je peux vous dire qu'à la fin du concert, les gens étaient surexcités et vraiment heureux. Et j'avoue aussi que depuis, leur son tourne en boucle chez moi. 







Passons à la suite, Bates Motel au Ninkasi Kafé Mercredi dernier. C'était donc seulement la deuxième fois que je les voyais, fou pour un groupe lyonnais. Mais il faut dire qu'ils font leur retour après un an d'absence (je l'ai déjà dis? oui, bon). Et sur scène j'ai été agréablement surprise. A écouter, ce qu'ils font est déjà très prometteur mais en live, ça prend toute son ampleur. Mon morceau d'amour, Woman in Red, est aussi bon en concert que dans ma chambre. Une bonne présence du chanteur, aucun musicien statique comme dans certaines formations, la bande semble être à l'aise et déterminée à entraîner tout le public avec elle. En tout cas, sur nous ça a fonctionné.






Pour finir, The Mistakers, Yeasty Kids et Delhi Polo Party à la Marquise Vendredi soir. J'arrivais sûre de moi, que des groupes auxquels je suis habituée, à part The Mistakers que je ne connaissais pas. Le groupe est toujours un mystère pour moi puisqu'aucun de leur morceau n'est écoutable en ligne et que le son de la Marquise ne me permet pas vraiment de me rendre compte. Je ne me permettrai donc pas de juger, même si ça semblait plutôt bon. Arrivent ensuite les Yeasty Kids, je ne compte plus le nombre de fois où je les ai vus et ils sont toujours bons sur scène même s'ils ne partaient pas très motivés, face à une scène à moitié vide. La Marquise finit par se remplir et les YK réussissent comme d'habitude à s'approprier le public qui reprend certains morceaux en choeur. Pour finir, Delhi Polo Party, pas mon groupe préféré sur le papier mais une bonne présence scénique et au final un assez bon set, il faut que je continue à les voir, j'ai l'impression de ne pas voir le même groupe à chaque fois, c'est assez perturbant. 





lundi 18 avril 2011

Band of the week #7 : CAMY LILY

Aujourd'hui un groupe que je connais très peu : Camy Lily. A vrai dire, je les ai découverts hier. Mais il me tarde de vous en parler tellement ça à été un coup de coeur énorme. 

Camy Lily c'est l'histoire d'une jeune fille qui commence à écrire à 18 ans. Elle commence seule avec sa guitare et fait ses premiers pas sur scène en 2009. Depuis, elle a été rejoint par son petit frère Robin qui l'accompagne avec une deuxième guitare et qui lui apporte du soutient vocal en faisant les chœurs
L'histoire c'est bien joli, mais au final, qu'est ce que ça donne, me direz vous. C'est hier soir à la Marquise que la réponse à cette question m'est apparue : ca donne quelque chose d'assez exceptionnel, en fait. Quand on voit la jeune chanteuse on ne s'attend absolument à ce qu'elle est cette voix puissante et en même temps pleine d'émotion. Evidemment la voix ne fait pas tout, elle a réussi à composer des chansons qui lui vont justement comme un gant. Une folk qui tire un peu vers la soul et la pop. C'est, je pense, dans ce registre que sa voix exceptionnelle peut le mieux s'illustrer. Vous l'aurez compris, pour moi, le timbre de Camy fut une très grande claque. Mais le fait de les avoir vus sur scène y est peut être aussi pour quelque chose dans mon coup de coeur. Ils font plaisir à voir, il semble évident que cette chanteuse toute sautillante est ravie d'être là et cette joie se transmet instantanément au spectateur. Et puis il y a cette complicité entre le frère et la soeur qui apporte encore plus de douceur à leur prestation.
A mon avis c'est un groupe dont on a pas fini d'entendre parler et compter sur moi pour vous tenir au courant de toutes leurs actus. En tout cas, moi je vais dès à présent les suivre de très près.

jeudi 14 avril 2011

Photos : Denver Is Not The Last + Lucky Clover @ Le Citron

Aujourd'hui pas de critiques. Parce que j'en parle trop. Juste de jolies photos.












jeudi 31 mars 2011

Concert : WELLING WALRUS + TOBOGGÄN // 26.03.2011


Samedi soir, c'était reparti pour les concerts "normaux" les petits concerts lyonnais. Cette fois ci c'était à l'Indo Café pour le premier anniversaire de la marque de Guy Pontal : Blue Mustach. A l'affiche ce soir là, Welling Walrus en acoustique et des petits nouveaux : Tobbogän. Ça s’annonçait plutôt bien.


Ce sont les Welling Walrus qui ouvrent la danse avec talent. En acoustique c'était bien sûr différent de tout les autres concerts que j'avais pu voir d'eux auparavant. Mais ça n'en était pas moins excellent. Il faut l'admettre : les Welling Walrus savent ce qu'ils font et ils le font bien. Leurs looks, toujours aussi étonnants font leur effet et le public est déjà conquit dès le début du set. A leur habitude, les morceaux entraînants s'enchaînent, ils alternent morceaux de leur album et nouvelles compositions. Malibu Man ou Justice Circus en font partie et sont d'excellentes surprises sur scène (enfin... peut on parler de scène ce soir là ?). Mathieu debout sur un fauteuil semble s'être donné pour mission d'instaurer une  très bonne ambiance dans un lieu peu commun, et il n'a aucun mal à lever tout le monde et nous faire entamer une valse collective assez sympathique. En conclusion, je crois que vraiment les Welling sont des garçons qu'il faut ab-so-lu-ment voir sur scène, c'est là qu'est leur place. Alors retrouvez les très bientôt, ce Samedi pour un showcase au Virgin Mégastore de Cordelier et le 7 Avril au CCO dans le cadre du Reperkusound festival.


Le deuxième groupe de la soirée, Tobbogän, est une découverte. Je ne les avais jamais vu en concert et je n'avais même jamais vraiment écouté ce qu'ils faisaient. Lorsqu'ils s'installent, la formation paraît déjà intéressante, une trompette s'ajoute au power trio habituel, la basse est un peu portée à la mode funk. 4 garçons qui ont la pêche et nous jouent ce soir là quelque chose d'assez indéfinissable mais très agréable. Une sorte de mélange assez incongru d'électro 80's, de funk, de trip hop, de rock. Le quatuor joue principalement des compositions instrumentales même s'ils ajoutent quelques passages chantés. Même s'ils sont 4 la plupart du temps, les Toboggän sont rejoints par une chanteuse pour quelques morceaux. Je pense que ce groupe a largement sa place sur la scène lyonnaise et vous pourrez d'ailleurs les retrouver le 16 Avril au Nakamal.


dimanche 27 mars 2011

Concert : FINALE ROCK THE GIBUS // 23.03.2011

Aujourd'hui petite parenthèse "Paris En Scène" pour la finale du tremplin Rock The Gibus. Quoique... Si j'ai fais le voyage jusqu'à Paris, c'est bien qu'un groupe lyonnais était impliqué dans tout ça. En bref, Mercredi matin, direction Paris pour une soirée qu'on attendait depuis des jours. Arrivée 13h, un bisou aux Denver, un peu de tourisme et hop on se retrouve à l'Olympia, assez impressionnées. Report.




L'Olympia, donc. Une soirée présentée par Philippe Manoeuvre, déjà là, ça fait plaisir. Le groupe qui ouvre la soirée est le gagnant de la dernière édition du tremplin : les Shines. Un groupe qui en impose clairement sur scène, un jeu étudié et même si ils ont la dure tâche d'être les premiers, ils s'en sortent plutôt très bien. Les deuxièmes, ce sont les Slide On Venus, assez bons et qui arrivent à très bien mener leur barque pour entraîner l'auditoire avec eux. 
Pour nous, la tension monte, après un court entracte c'est au tour des Denver Is Not The Last d'entrer en scène, un des deux groupes finalistes du tremplin et bien sûr, j'en ai déjà parlé ici, un très bon groupe lyonnais. Avec toute l'objectivité dont je suis capable (pas beaucoup) je vais vous dire que leur set était excellent, un des meilleurs sons de la soirée, le trio au top de sa forme. Finalement, j'ai du mal avec l'objectivité, mais j'ai trouvé leur passage très pro au final, comme quelqu'un l'a dit à la sortie "on avait l'impression de voir un vrai groupe". Exact. Après eux, c'est leurs concurrents, les Cheers, qui montent sur scène, encore une fois, l'objectivité ne va pas être de mise. Même s'ils sont indéniablement très talentueux, ils restent pour moi très jeunes et pas vraiment carrés dans leur jeu, un peu trop brouillons. 
Tout de suite après, c'est le deuxième groupe pour qui nous nous sommes déplacées qui se met en place : Boxon. Un set vraiment épatant. Ce jour là, le public de l'Olympia était très morcelé, chaque personne était apparemment là pour l'un des groupes, tous différents. Les Boxon sont un des seuls groupes à avoir réussi à mettre, sensiblement, tout le monde d'accord. Leur rock français a encore une fois gagné le coeur du public. Valentin finit le set dans la fosse, une fosse survoltée et visiblement enchantée de cette prestation. C'est peut être ça, Paris.  
Je préfère ne pas faire de chronique précise sur le reste de la soirée puisque je n'ai pas été assez attentive à tout les groupes, je ne voudrais pas écrire des choses dont je ne me souviens finalement pas vraiment. A noter quand même, après un discours et des présentations qui nous ont paru durer des heures (bah oui, nous aussi on était très stressées)  le verdict tombe : les gagnants sont les Cheers. Soit. On retiendra aussi, dans le panel de groupes qui ont suivi, la prestation de JFK et des Toybloïd qui ont tout deux prouvés qu'ils avaient leur place sur la scène de l'Olympia. 
Un bémol quand même ? Les gens peut être pas assez présents, la plupart venaient écouter leur petit groupe et portaient très peu d'attention aux autres. On nous annonçait aussi la présence du guitariste des Babyshambles, oui, mais alors il fallait le repérer, le pauvre avait pour rôle de mettre les chansons d'ambiance entre chaque groupe. Appuyer sur "play" tout les quarts d'heures... Bof. 

TOUTES LES PHOTOS DANS L'ONGLET "GALERIE"

Je reviens Mardi pour la chronique de l'anniversaire de la marque Blue Mustach à l'Indo Café avec Welling Walrus et Toboggän.

dimanche 20 mars 2011

Band of the week #6 : ÖDLAND

Cette semaine j'ai peut être fait un choix de groupe moins attendu que pour tout les articles jusqu'alors. Peut être, j'espère, que certains d'entre vous n'ont jamais entendu parler d'eux. Et c'est une bien grande lacune. Ce groupe dont je ne tarirai jamais d'éloges c'est Ödland.




Ils sont quatre, 3 filles et 1 garçon : Lorenzo Papace, Alizée Bingöllü, Isabelle Royet-Journoud et Léa Bingöllü. Ödland, c'est quelque chose que vous n'avez jamais entendu ailleurs et que vous n'entendrez certainement plus jamais. Pour une fois, dans cet article je n'emploierai pas les termes "rock" ni "pop". Leur son est intemporel, indéfinissable. Il puise son inspiration dans le romantisme et le néo-classicisme du XIXème siècle. Le groupe s'inspire aussi littérature comme le prouve la plupart des titres de leur premier album : The CaterpillarThe Queen of HeartsThe Well... La référence à l'oeuvre de Lewis Caroll est évidente. Ödland est un groupe intelligent. Des paroles parfois fortes et parfois très drôles, des compositions absurdes et envoûtantes à base d'instruments classiques mais aussi de jouets pour enfants. Les quatre musiciens sont principalement, et avant toute autre chose, des artistes. Chez eux il y a du génie, et pas seulement créations musicale. Le son Ödland est unique et associé à un visuel tout aussi inhabituel. La plupart des membres du groupes ont un rapport à l'art visuel autant qu'à la musique : Alizée est comédienne, Lorenzo est réalisateur, Isabelle est photographe... Et tout cela se ressent énormément dans l'univers d'Ödland. Impossible de les fixer dans le temps, ils s'échappent dans le passé et restent à la fois très ancrés dans la modernité.